Parce que le scandale n'entache pas que l'institution, parce qu'il nous discrédite, nous aussi, et jète une amertume sur toute cette année où nous avons dû plus d'une fois nous battre, parce que nous de cautionnons absolument pas tout ce sabotage, voici le blog :
http://pour-la-meritocratie.i-clic.net
Voici, en plus, les textes que Cyril a écrit ce week-end, tout en décalage, histoire de dire, de manière intelligente, que le concours biaisé, on n'en veut plus, que la polémique, bien loin de disparaître, va enfler :
[La Décadence du Roy Henri
Au khâgneux extravagant,
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Voici, en plus, les textes que Cyril a écrit ce week-end, tout en décalage, histoire de dire, de manière intelligente, que le concours biaisé, on n'en veut plus, que la polémique, bien loin de disparaître, va enfler :
[La Décadence du Roy Henri
Au khâgneux extravagant,
Le Roy n'est pas mort, mais sa Cour est décadente. Les Provinces grondent, mais la noblesse fait fi de ces mauvais sujets et se prépare à franchir les portes du Palais, auréolée de son bonheur léger, clair, précaire...
« Dieu! Encore un peu et c'eût été la Révolution, encore un peu et nous en perdions la tête, encore un peu et ces pauvres hères, pouilleux, armés de fourches, prenaient d'assaut la capitale des Gaules! Ils n'ont pas de pain? qu'ils mangent les miettes de brioche que nous daignons leur jeter. Avec leurs cris de République, ces fous nous empêcheraient de jouir de la meilleure des monarchies! »
Dans son château de Saint-Denis, la Cour s'étourdit de fêtes et déjoue les complots en se jouant la comédie. Accrochée à ses ultimes privilèges, ivre du faux honneur des monarchies, vacillant du doute de tout, elle est entrée en décadence: le temps de ses anciennes grandeurs s'est brisé contre les vers dont les galeries vides résonnent encore. Le vernis est écaillé, le brillant a terni, comme si quelque chose noir... Il ne lui reste plus que l'arrogance de ceux qui pensent que l'eau de Seine fait le sang bleu et la dignité fanée des vieux monuments.
Dormez tranquille braves gens, le Roy n'est pas mort, il a échappé à l'attentat. Dormez tranquille braves gens, le jour viendra où ces beaux monuments d'éternelle structure s'effondreront sous le poids de leur vanité.
« Dieu! Encore un peu et c'eût été la Révolution, encore un peu et nous en perdions la tête, encore un peu et ces pauvres hères, pouilleux, armés de fourches, prenaient d'assaut la capitale des Gaules! Ils n'ont pas de pain? qu'ils mangent les miettes de brioche que nous daignons leur jeter. Avec leurs cris de République, ces fous nous empêcheraient de jouir de la meilleure des monarchies! »
Dans son château de Saint-Denis, la Cour s'étourdit de fêtes et déjoue les complots en se jouant la comédie. Accrochée à ses ultimes privilèges, ivre du faux honneur des monarchies, vacillant du doute de tout, elle est entrée en décadence: le temps de ses anciennes grandeurs s'est brisé contre les vers dont les galeries vides résonnent encore. Le vernis est écaillé, le brillant a terni, comme si quelque chose noir... Il ne lui reste plus que l'arrogance de ceux qui pensent que l'eau de Seine fait le sang bleu et la dignité fanée des vieux monuments.
Dormez tranquille braves gens, le Roy n'est pas mort, il a échappé à l'attentat. Dormez tranquille braves gens, le jour viendra où ces beaux monuments d'éternelle structure s'effondreront sous le poids de leur vanité.
Te deum
Peuple miséreux, il t'a décillé les yeux
Et toi pourtant tu cries, tu blâmes le Sauveur
Qui a fait don de lui pour apaiser nos peurs
Et sacrifier enfin ces présomptueux pouilleux!
Honte à toi peuple impie, toi qui n'as pas compris
Que tu es indigne d'entrer au Paradis
Que les élus du Ciel ne naissent qu'à Paris
Et qu'ils sont tous ravis de ce qu'on te ravit.
Prie donc, tombe à genoux pour lui rendre Grâce
Et réjouis-toi bien de celle qu'il t'accorde,
Cette infinie bonté que rien jamais n'efface.
Sauveur mal aimé, souviens-toi des mots sacrés
« Car tous ceux qui s'élèvent seront abaissés
Et tous ceux qui s'abaissent seront élevés »...
PS: « Les pouilleux au moins écrivent en alexandrins »
Et toi pourtant tu cries, tu blâmes le Sauveur
Qui a fait don de lui pour apaiser nos peurs
Et sacrifier enfin ces présomptueux pouilleux!
Honte à toi peuple impie, toi qui n'as pas compris
Que tu es indigne d'entrer au Paradis
Que les élus du Ciel ne naissent qu'à Paris
Et qu'ils sont tous ravis de ce qu'on te ravit.
Prie donc, tombe à genoux pour lui rendre Grâce
Et réjouis-toi bien de celle qu'il t'accorde,
Cette infinie bonté que rien jamais n'efface.
Sauveur mal aimé, souviens-toi des mots sacrés
« Car tous ceux qui s'élèvent seront abaissés
Et tous ceux qui s'abaissent seront élevés »...
PS: « Les pouilleux au moins écrivent en alexandrins »

